Jeudi 13 janvier 4 13 /01 /Jan 16:48


 

 

1. La première et la plus importante des règles : établissez bien la différence entre les fessées punitives et les fessées récréatives. Elle ne devrait pas avoir à se demander si elle est en train d'être punie. Si elle se le demande, devenez plus dur, devenez plus strict et fessez plus fort !

 

2. Définissez les règles auxquelles elle devra se conformer. Si elle ne sait pas c'est qui vous semble bien ou mal, les punitions sembleront arbitraires. Elle continuera de "mal se conduire" tant qu'elle ne saura pas clairement comment "bien se conduire" !

 

3. Exigez qu'elle s'adresse à vous de manière respectueuse. Faites-lui savoir que les cris et les insultes la conduiront sur vos genoux.

 

4. Faites du temps passé "au coin" une phase importante de la punition. Envoyez la au coin pour penser aux raisons qui l'ont conduite à être punie. Ne la laisser pas masser son fessier douloureux. Laissez-la au coin pendant au moins cinq minutes. Si vous êtes vraiment énervé, envoyez la au coin avant la fessée de manière à avoir le temps de vous calmer. L'attente aura aussi l'avantage de lui faire regretter encore plus son comportement.

 

5. L'attente est importante. Si vous constatez qu'elle s'est mal comportée, et qu'elle n'est pas à la maison, appelez-la à son travail et expliquez-lui ce que vous avez découvert. Puis expliquez-lui en détail ce qu'elle va recevoir pour cela. Par exemple, ne dites pas : « J'ai le relevé de carte-bancaire, tu vas y avoir droit en rentrant. » Mais dites plutôt : « J'ai le relevé de carte bancaire. Je suis désappointé par l'irresponsabilité dont tu as fait preuve. Quand tu rentreras à la maison, je vais baisser ta culotte et te donner une fessée cul-nu avec la brosse. Quand j'en aurais fini avec toi, tu y réfléchiras à deux fois avant d'agir d'une manière aussi inconsidérée. Est-ce que je me suis bien fait comprendre ? » Elle commencera à sentir son fessier chauffer avant même d'avoir raccroché le téléphone.

 

6. Si elle est à la maison, et que vous n'y êtes pas, appelez-la et dites la même chose. Puis ajoutez une corvée. Exemple : « J'ai le relevé de carte bancaire. Je suis désappointé par l'irresponsabilité dont tu as fait preuve. Quand je rentrerai à la maison, la cuisine doit être nettoyée et tu devras être prête à ce que je baisse ta culotte pour te donner une grosse fessée cul-nu à la brosse. Quand j'en aurais fini avec toi, tu y penseras à deux fois avant d'agir d'une manière aussi inconsidérée. Est-ce que je me suis bien fait comprendre ? »

 

7. Si elle se conduit mal en public, n'ayez pas peur de lui présenter un ultimatum sur le moment-même. Utilisez votre bon-sens pour saisir la meilleure occasion. Il n'y a aucune situation où il soit inappropriée de la saisir fermement par le bras en lui murmurant qu'elle sera punie si elle continue à se conduire de la sorte.

 

8. Si vous n'êtes entourés que par des gens que vous connaissez, avertissez-la à haute voix, et sans paraître embarrassé. Exemple : vous êtes dans un bar avec des amis et elle boit trop. « Pas un verre de plus, jeune femme, ou nous pouvons rentrer à la maison pour discuter de votre comportement plus en profondeur ! » Elle et vos amis saisiront tous deux ce que cela signifie.

 

9. Quand vous êtes en public, la meilleure solution est de toute évidence de reporter la punition à un moment où vous serez en privé. Cependant, si après des avertissements répétés elle continue à vous désobéir, les circonstances appellent à un mode d'action plus direct. N'ayez pas peur de l'escorter en dehors d'un magasin ou d'un restaurant pour une rapide correction. Vous serez surpris de constater que dix claques rapides sur un parking sont aussi ou même plus efficaces qu'une séance sur vos genoux cul-nu de trente minutes à la maison.

 

10. Quand arrive le moment de lui administrer une fessée qu'elle a bien cherché, faites-en une sorte de rituel. Envoyez-la chercher la brosse, le paddle, ou quoi que ce soit. Faites-la se tourner et baisser sa culotte. Demandez-lui d'expliquer pourquoi elle mérite la fessée. Demandez-lui des excuses. Demandez-lui de venir d'elle-même se coucher en travers de vos genoux. ALORS donnez-lui la fessée.

 

11. Quand elle reçoit une fessée de ce type, ce qui devrait être le cas le plus fréquent, vous devez passer suffisamment de temps à rougir ses fesses. Ne lui donnez pas un petit nombre de claques très fortes. Donnez lui plutôt un grand nombre de claques moyennes ou fortes. Variez l'intensité et la fréquence de manière à couvrir la totalité de la surface de son fessier et du haut de ses cuisses. Assurez-vous que la correction dure un certain temps. Même si c'est très dur pour vous de voir la femme que vous aimez souffrir, il est essentiel qu'à la fin d'une fessée de ce type elle soit en larmes. Si elle ne l'est pas, il vous faut continuer plus longtemps ou plus fort. Vous vous sentirez mal, mais pas elle. Elle sentira qu'on l'aime et qu'on s'occupe d'elle. Envoyez-la au coin.

 

12. Le moment qui suit son passage au coin est le plus important de toute punition. Dites-lui qu'elle est pardonnée, faites-lui des câlins et embrassez-la, serrez-la contre vous jusqu'à ce qu'elle cesse de pleurer. Dites-lui à quel point point vous l'aimez. PUIS, demandez-lui d'expliquer la leçon qu'elle en a tiré.

 

13. Fessez-la à la main la plupart du temps. N'utilisez un instrument que si elle a été EXTRÊMEMENT méchante.

 

14. Ajoutez d'autres types de punition à la fessée. Après dîner, envoyez la prendre sa douche et se préparer à aller au lit. Donnez lui alors la fessée puis envoyez la au lit. Même s'il est 19h30. Vous pouvez également lui assigner des corvées supplémentaires ou la condamner à rentrer directement à la maison après le travail sans sortir avec ses amies pendant une semaine. Privez la d'ordinateur. Tout ce qui vous semblera approprié. Cela peut vous sembler futile, mais cela permet de rappeler qui détient le contrôle dans votre relation.

 

15. Autorisez-lui UN avertissement. Après cela, entrez en action. Si vous ne le faites pas, elle testera TOUJOURS vos limites.

 

16. Ne tolérez aucune des choses suivantes :

• crier

• insulter

• désobéir

• dépenser trop

• boire trop

• négliger les taches quotidiennes du foyer (mais ce n'est pas à elle de tout faire !)

• amendes pour excès de vitesse

• accidents de voiture

• tenue inappropriée

• secrets

• rentrer tard sans avoir prévenu

 

Si vous suivez ces suggestions, vous aurez une femme ou une petite amie qui se comporte bien, un lien plus fort qui vous unit, une vie sexuelle plus épanouie, et un mariage ou une relation plus heureux. 

Par maitre-frederic.erog.fr - Publié dans : Maitre
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Mercredi 12 janvier 3 12 /01 /Jan 10:00


 

La canne est un excellent instrument pour administrer un châtiment corporel. Elle est généralement en rotin et mesure 1m à 1.20 m de longueur avec des diamètres variables. La canne est très flexible et légère et son emploi est relativement discret (la personne qui la reçoit peut l’être beaucoup moins).

 

Un caning doit toujours être administré sur les fesses nues. Assurez-vous que vous disposez de suffisamment d’espace autour de vous pour l’élan du coup. Le mouvement du poignet est important, compte tenu de l’énergie cinétique causée par la flexibilité de la canne. Si l’extrémité de la canne n’entre pas en contact direct avec la ‘victime’, il s’enroulera et la blessera. Il est donc essentiel que le bout de la canne atterrisse sur la partie ciblée lorsque vous frappez.

Normalement, la zone à atteindre inclut les fesses et le haut des cuisses. La douleur est intense si le creux formé entre la fesse et le haut de la cuisse est visé. Lorsque la canne est appliquée avec la force adéquate, une marque blanche se forme immédiatement sur la fesse. La marque rougira dans les 30 à 45 secondes.

 

Contrairement aux autres instruments utilisés dans les punitions, la douleur ressentie s’intensifie dans les 30 à 45 secondes qui suivent le coup. La sensation est en général double. L'impact initial provoque une sévère douleur dûe à la compression du muscle. Puis suit l'expansion du muscle qui irradie la douleur sur une surface plus étendue. C’est pourquoi il est préférable d’attendre ce délai de 30 à 45 secondes entre chaque frappe afin de permettre la complète propagation de la douleur de l’impact précédent.

 

Au bout d’un moment, et selon la force employée pour frapper, la couleur des traces deviendra plus foncée et les marques apparaîtront. Ces marques s’estomperont au bout de quelques jours voire une semaine. Un caning réussi montrera une série de lignes parallèles allant du milieu des fesses au haut des cuisses. Si vous frappez une marque faite auparavant, un hématome en forme de diamant apparaîtra à l’intersection. Ces marques sont profondes et durent plus longtemps.

Si vous avez coupé la peau, veillez à ne pas vous servir de la même canne sur une autre personne sans l’avoir auparavant désinfectée.

 

On peut demander à la personne subissant la canne de se pencher et d’attraper ses chevilles ou toucher ses doigts de pied, ou bien de se pencher sur un lit, une table ou un meuble sur lequel elle peut reposer le torse.

 

Il existe différentes techniques pour réaliser un bon caning.

* La méthode anglaise consiste comme il a été mentionné ci-dessus à frapper à intervalles réguliers et laisser des marques parallèles sur les fesses.

* La méthode américaine est différente. La ‘victime’ est le plus souvent allongée sur un lit et la personne dominante s’assied sur le côté, frappant simultanément et parallèlement deux cannes de même diamètre. Le début ressemble à une lent massage, les deux cannes étant maniées en rythme. Peu à peu l’intensité augmente en même temps que les endorphines se réveillent. Ces séances durent en général longtemps, la douleur étant très progressive. Au bout d’un moment, vous pouvez utiliser des cannes de plus gros diamètre et terminer avec des cannes de diamètre allant jusqu’à 2 ou 3 cm. Ce genre de cannes provoque des vibrations dans les organes sexuels si utilisées dans la partie inférieure de la fesse et mènent souvent la victime à l’orgasme.

 

Veillez à ne jamais frapper au dessus de la moitié supérieure de la fesse et bien entendu jamais sur les reins ni sur la colonne vertébrale. Vous risqueriez de provoquer une lésion irréversible des reins ou des fêlures de la colonne.

 

Par maitre-frederic.erog.fr - Publié dans : Maitre
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Dimanche 9 janvier 7 09 /01 /Jan 10:46

 

«Elle m’emmena au bord du paradis puis me lâcha.»

«Ça aurait été bien s’il s’était occupé de moi par la suite

«Oh, dommage. J’ai un rendez-vous dans 30 minutes. Bye.»

 

 

Le dernier acte

L’après-séance est le dernier acte du jeu SM. C’est la culmination, la mise en commun de tous les pendants, la touche finale, la dernière communion des partenaires du rituel SM, la phase où les participants (habituellement les dominant/es) donnent formellement un contexte de réalité quotidienne à la scène du fantasme.

L’objectif technique de l’après-séance est la transition des deux partenaires vers une sorte de normalité après les états élevés de la séance, reprenant conscience de certaines réalités comme par exemple devoir conduire sur le chemin du retour à la maison une fois la séance terminée.

Mais comme tout praticien du SM vous le dira, c’est beaucoup plus que cela. C’est le temps après l’acte où les participants affirment mutuellement que quelque chose de spécial a été créé et partagé. C’est quand l’affection et l’intimité sont offerts et... c’est, pour le moins, le moment propice pour exprimer sa gratitude à la personne qui a partagé avec vous ce petit segment de votre vie. Cela peut être, et est souvent, la plus belle partie de la séance, ça fait partie de la séance. Ignorer cette partie est aussi brutal que de dîner chez un ami et de déguerpir une fois le repas chevé.

L’après-séance est essentiel à la planification de toute séance SM, spécialement celles qui sont intenses et où les participants vont loin. Un jeu physiquement lourd, émotionnellement intense, improvisé ou pas, avec beaucoup de contorsions et de détours, peut laisser votre partenaire secoué, tremblant, vulnérable et exposé, d’où le besoin crucial de les guider pour revenir sur terre. Certaines personnes, même après un jeu satisfaisant, peuvent passer par des états de choc : sentiments d’anxiété, d’embarras, de culpabilité ou un trop-plein émotionnel. Bref, ce moment serait l’équivalent SM du blues post-coïtal. La façon avec laquelle vous prendriez soin de votre partenaire dévoilera le vrai sens de la séance que vous venez de vivre ensemble, à savoir si celle-ci était juste une va-vite ou une belle et profonde expérience qui vous lie encore davantage l’un à l’autre.

L’après-séance permet également une part de récupération au cas où les choses ne se seraient pas aussi bien passées qu’elles auraient dû. Lors d’une séance "brisée", un après-séance sensible, compréhensif et intelligent est tout ce qui vous sépare d’une mauvaise réputation.

 

L’après-séance est particulièrement important à la suite de :

* Séances demandantes et intenses.

* Séances impliquant de nouveaux partenaires ou de nouvelles techniques.

* Séances qui impliquent des punitions, de l’humiliation ou des suggestions de non consentement.

* Séances qui résultent en larmes, cris, orgasmes ou autres manifestations émotionnelles.

* Séances interrompues par un accident, une blessure, un évanouissement ou tout autre imprévu.

* Séances qui ont mal tourné et ayant comme résultat la colère, la contrariété. Ou aussi des séances qui se seraient achevées par l’utilisation du droit de veto (mot magique), le dominant comme le soumis pouvant apprécier un réconfort au cas où cela arrivait.

 

L’après-coup émotionnel qui résulte des séances SM ressemble au bourdonnement post-coïtal suivant l’acte sexuel, et vos actions et paroles y parleront cinq fois plus fort que d’habitude. Vous pouvez joliment encadrer la séance avec de la tendresse et du respect ou la faire sauter complètement. Et comme le coup cinglant d’un fouet peut-être une calamité s’il suit un mot magique, une merveilleuse séance peut être détruite par une attitude inexperte, inattentionnée ou cavalière, une fois que la phase du jeu proprement dite est terminée. Un mauvais après-séance, ou l’inexistence de celui-ci peut causer des dommages incalculables. Pouvant laisser votre partenaire mal à l’aise, insatisfait, abusé. Cela peut ruiner une séance qui, par ailleurs, était superbe, ou endommager la confiance et l’affection que votre partenaire a pour vous, au cas où vous êtes perçu comme arrogant, inaffectueux ou inconscient dans ces moments de grande tendresse et de grande ouverture.

Mais si l’après-séance est bien fait, cela peut doubler l’impact d’une bonne séance. L’après-séance viendrait confirmer que la séance qui vient d’avoir lieu avait un sens, et que l’offrande de la domination et de la soumission a de la valeur. Cela peut faire de la séance une expérience de vie signifiante et en rendra le souvenir bon, même si ça fait diablement mal!!

 

Pourquoi l’après-séance est mal fait?

Aussi important que cela soit, très peu a été écrit au sujet de l’après-séance dans les textes SM, et jusqu’à date de l’écriture de cet article, le sujet tend à être ignoré dans les forums éducationnels. C’est une omission extraordinaire quand on pense que contrairement à des pratiques telles que le martinet, l’après-séance est - ou devrait être - partie intégrante de toute séance.

Contrairement à d’autres techniques de jeu, il n’y a pas de méthodologie standard pour l’après-séance. Différentes personnalités, différents outils, différentes techniques et intensités de jeux demandent différents degrés d’intimité, d’attouchements, de durées et aucune approche n’est jamais garantie. Cela veut dire que même des personnes SM bien intentionnées peuvent pratiquer l’après-séance et que cela ne marche pas pour de multiples et subtiles raisons (que l’on traitera plus tard dans l’article)

L’après-séance est souvent oublié lors des négociations, rendant ainsi plus grande la possibilité de bousculer cette étape ou de la rendre inefficace à long terme. Dans une réception, l’un ou l’autre ou même les deux partenaires peuvent être pressés d’aller vers d’autres scènes ou peuvent avoir un partenaire qui les attendraient. Parce que l’après-séance peut être plus intime physiquement que le jeu en lui-même, l’un ou l’autre partenaire peut ne pas se sentir à l’aise à enlacer ou caresser une personne de laquelle ils seraient heureux de recevoir (ou d’infliger) le fouet.

 

Parfaite ignorance : plusieurs peuvent penser qu’une fois la partie technique achevée, la séance est finie et n’ont aucune idée du pouvoir qu’a l’après-séance à rendre une séance meilleure. Les soumis/es sont généralement inconscients du besoin qu’a le/la Dominant/e d’un support ou d’une gratitude à la fin d’une scène. La bonne nouvelle est que l’après-séance peut évoluer facilement et ceci est accompli par adhérence à un simple principe : un intérêt et une affection actifs vis-à-vis de votre partenaire. La plupart des gens ne considèrent pas une séance comme un apparat futile mais comme une connexion authentique entre les personnes concernées. Et l’essentiel de l’après-séance est que l’acte affectueux peut sauver une séance faible ou cassée, et donner de la valeur à une potentielle mauvaise expérience.

 

Les mécaniques physiques de l’après-séance

Quand les pistons s’arrêtent de pomper, que la respiration retourne à la normale, que vous et votre partenaire vous préparez à revenir de là où le jeu vous a transporté, il y a un nombre d’activités simples et mécaniques qui doivent avoir lieu :

 

* Détacher votre partenaire et/ou lui enlever son masque.

* Prendre soin des premiers soins à assurer comme le nettoyage et le traitement de toute blessure ou cicatrice.

* Une pause salle de bains peut être la bienvenue.

* Si vous et votre partenaire étiez assis, vous mettre debout serait bon. Si votre partenaire était attaché en position étirée, se mettre en boule pourrait lui être utile.

* S’enlacer, parler, être ensemble, se donner du temps pour que les battements du cœur se calment et que la respiration revienne à la normale.

* Nourriture et boisson (l’eau est toujours bonne, ou du jus de fruit).

* Une transition hors des rôles de séance, dans des rôles plus égalitaires d’amis à l’écoute (sauf si c’est important pour l’un ou l’autre de maintenir le rôle).

* Permettre au/à la soumis/e de s’habiller (sauf si ce n’est pas terminé).

* Répondre à tout besoin physique ou émotionnel que le/la soumis/e peut avoir (parler de la séance, larmes, etc.).

* Nettoyage de l’équipement de la séance et de l’aire du jeu. Ou que le/la soumis/e le fasse.

* S’assurer que le/la soumis/e a repris le contrôle de ses aptitudes motrices.

 

Tout ceci peut être fait à la va-vite ou accompli consciencieusement, lentement, avec intérêt et attention. Devinez quelle approche je recommande. Ne commencez pas à baragouiner sur les distractions du monde quand l’après-séance est encore en cours. La séance n’est terminée que quand l’après-séance est fini.

 

La dimension spirituelle

Plus important encore que la condition physique de votre partenaire est son état mental. Et contrairement aux techniques standards d’après-séance listées plus haut, ce processus est encore exploratoire et change à chaque fois que vous le faites. Gardez-vous un temps après une séance pour être avec la personne avec qui vous venez de jouer. Pour une courte séance d’une heure, 15 à 20 minutes semblent raisonnables, mais vous pourriez avoir besoin de plus ou de moins. Ne vous fixez pas un temps limite si vous n’êtes pas obligé de le faire.

En général, l’après-séance est un bon moment pour passer des rôles bien campés du jeu (Dominant/dominé, Maître/esclave, etc...) à des rôles plus égalitaires d’amitié mutuelle, enrichissante et respectueuse. Enlacer, caresser et toucher est bon, indépendamment de votre relation à votre partenaire. Selon votre degré d’intimité et le temps dont vous disposez, vous pouvez prendre un bain ensemble, faire une sieste, avoir une relation sexuelle, manger, parler, lire à voix haute, faire un massage. Quelques uns aiment qu’on leur touche le visage mais faites attention... Certaines choses ne fonctionnent pas nécessairement pour tout le monde. Ce qui apparaît doux et affectueux pour certains peut être stupide et désagréable pour d’autres, ou inadéquatement intime au cas où cela implique plus de toucher intime que ne peut en supporter votre partenaire. Et pour les Dominant/es, si les caresses vous dérangent, au moins rester en présence de votre partenaire est de bon escient (que votre partenaire s'assoit avec vous, à vos pieds, vous prépare à boire, vous caresse les cheveux, etc...) Quelques idées pour exprimer l’affection sans être trop engageantes, comme le baiser sur le front, les accolades, se blottir l’un contre l’autre.

Parler est important et être positif est votre devoir premier. Exprimez de la satisfaction ou du moins de la gratitude, après une séance. Dites à votre partenaire que c’était bien. Murmurer de doux riens. Exprimez de la chaleur. Si la séance vous a excité, dites le. «Tu souffres si joliment... Tu m’as réellement excité... J’aime vraiment t’entendre gémir... Tu parais si belle sur cette croix... Tes yeux sont incroyables quand tu es attachée... J’espère ne pas en avoir trop fait.» Exprimez de l’intérêt et de l’affection. «comment était-ce?.. as-tu aimé?.. as-tu mal?.. as-tu des fourmillements?.. quelle était la meilleure partie?.. la pire?... t’ai je fait peur?.. c’était une bonne peur ou une mauvaise?.. en as-tu assez?.. en veux-tu encore?..» Vos partenaires voudraient peut-être parler aussi, à propos de la séance, à propos d’eux, à propos de vous.. Vous ne pouvez pas savoir à l’avance.. Laissez les parler si c’est ce dont ils ont besoin. Encouragez les et écoutez. Même si les gens diffèrent les uns des autres, je ne recommande pas une analyse critique de la séance directement après, sauf si quelque chose s’est mal passé. Vous pouvez faire un suivi plus approfondi plus tard, quand le brouillard de la séance se sera dissipé.

Ayant dit tout cela, laissez moi réitérer que l’après-séance n’est jamais standard et que les approches décrites plus haut peuvent fonctionner avec certains mais n’avoir rien en commun avec ce que vous recherchez. L’après-séance est un art subtile et fluide et ce qui peut fonctionner à merveille dans une situation peut s’avérer désastreux dans une autre, voire nocif. Certains ont besoin de beaucoup de touchers et de paroles pour les guider sur le chemin du retour vers leur soi quotidien alors que d’autres peuvent n’avoir besoin que d’un coup de pied dans le cul et un "Brave garçon!" Certains soumis/es peuvent désirer être laissés sans un mot, avoir des tâches à faire, ou de se rouler en boule. Dans les relations D/s, le concept de sortir de l’espace de la scène peut ne pas être significatif puisque l’énergie D/s peut englober tous les aspects de la vie. Même entre des partenaires réguliers de jeu, l’après-séance ne peut jamais être réduit à un exercice de routine. L’essentiel est que, peu importe comment vous le faites, la pensée et l’acte devraient s’appliquer et relier la séance qui vient de s’achever à votre vie de façon à ce qu’elle soit remémorée comme une bonne et valide expérience.

 

Intérêts et complexités

Il y a d’autres passionnantes complications à considérer. Un/e soumis/e en "prêt" d’un/e autre Dominant/e peut vouloir l’après-séance de la part de leur partenaire et pas de vous. Soyez compréhensif si tel est le cas. Et les soumis/es : même si vous appartenez à quelqu’un d’autre, un merci, un baiser sur la joue et une accolade sont toujours agréables.

Utilisez des actions symboliques pour signifier la fin de la séance en tant que telle et le début de l’après-séance (enlever le collier, un ruban, un changement d’éclairage).

 

L’après-séance excessivement démonstratif

Pratiquer aveuglément l’après-séance sans négociation préalable est un manque de respect à moins que votre partenaire en veuille. Je connais quelques Dominant/es averti/es qui font suivre une séance de martinet – administrée selon les règles les plus classiques - par des mains baladeuses accompagnées de pénétrations anales avec leurs doigts, de tripotages et de baisers avec la langue enfouie jusqu’aux amygdales. Toutes ces manifestations ressemblent davantage à une séance en soi, extorquée en douce, non négociée, qu’à la conclusion de la séance de martinet. Si votre partenaire le désire, parfait, mais une séance de pelotage poussé peut ne pas être accueillie avec plaisir par une personne que vous ne connaissez pas bien. Et si après une séance vous recevez plus de démonstrations affectives intimes que vous ne le voulez, dites le. Dites quelque chose comme: "Excusez moi .... juste me tenir est très bien. Je n’aime pas être touché/e comme ça."

Également, essayer de solliciter des engagements pour de futures éventuelles rencontres quand votre partenaire flotte encore peut aussi être de l’ordre de l’après-séance excessif. Souvenez-vous, l’après-séance est un rituel de clôture et non le moment pour négocier des engagements futurs. Encore une fois, il n’y a rien de mal à exprimer de l’intérêt pour des jeux ultérieurs, spécialement si la séance s’est bien passée et que l’intérêt entre les deux partenaires est mutuel. Mais le devoir principal du/de la Dominant/e durant l’après-séance est de veiller sur les besoins immédiats de son/sa soumis/e. Utiliser le moment si intime de l’après-séance pour atteindre un futur rendez-vous peut mettre votre partenaire mal à l’aise, qu’il soit soumis/e ou Dominant/e. Peut-être en ont-ils envie, peut-être pas, peut-être qu’ils préfèrent attendre et voir. Il se peut que vos sollicitations soient les bienvenues et si elles le sont, ne me laissez pas vous convaincre de ne pas en faire. Mais si vous jetez la ligne et que l’hameçon ne mord pas, laissez reposer.

 

L’après-séance venu d’un tiers

Partiellement pour les raisons citées plus haut, certaines personnes peuvent être plus récalcitrantes à recevoir l’après-séance qu’à recevoir le fouet. Dans ce cas, un/e soumis/e peut même souhaiter recevoir l’après-séance d’une autre personne que celle qui a dominé la séance. Son choix peut se porter sur un partenaire de jeu régulier, un partenaire de vie ou une personne avec laquelle il/elle se sent plus à l’aise. Cela est-il bon ? Oui, mais durant les négociations, avertissez votre partenaire de jeu préalablement que vous voudriez que telle personne s’occupe de votre après-séance une fois la séance terminée. Et une accolade reste quand même une bonne démonstration de gratitude. Une séance sans après-séance est incomplète pour certains Dominant/s. Par ailleurs, certains Dominant/es, même magnifiques, ne pratiquent pas l’après-séance. Si vous en faites partie, vous avez la responsabilité de prévoir l’après-séance pour vos partenaires s’ils n’ont personne qui puisse s’en occuper.

 

Gérer une séance interrompue

Dans une séance où quelque chose se passe mal (blessure accidentelle, veto, une imprévisible et inattendue interruption), ne blâmez pas, ne rationalisez pas - juste traitez tout problème qui pourrait survenir. L’humour peut aider. "Ah, on a cassé la croix, je t’ai attachée deux fois et me suis bloqué l’épaule. Mais il y avait des parties de cette séance que j’ai aimé". Si les deux partenaires veulent continuer la séance, essayez, mais procédez avec une extrême précaution. Si la continuation est impossible, soyez forts, essayez de vous assurer que votre partenaire est d’accord et soyez aussi encourageant que possible.

 

Réaction de choc différée

Parfois une séance peut avoir l’air de s’être bien déroulée, l’après-séance s’être passé sans événements, ensuite quand vous êtes en train de faire du popcorn votre partenaire s’effondre. Des sanglots imprévus, des excès incontrôlés de rage ou une chute dépressive rapide peuvent émerger d’on ne sait où. Ne paniquez pas. Cela arrive seulement dans le monde du SM. Mettez de côté ce que vous faisiez et recommencez votre après-séance. le SM puise profondément dans notre inconscient, spécialement quand les choses se sont passées particulièrement bien ou particulièrement mal. Une scène puissante peut faire émerger des choses qui étaient enfouies loin depuis des années. Encore une fois, il n’y a aucune approche standard sur le comment gérer ce genre de situations autre que d’essayer de garder la tête tranquille et d’être attentif à votre partenaire.

 

L’après-séance personnel (Si vous ne la recevez pas de votre partenaire)

À un certain moment vous allez certainement vivre la douloureuse expérience d’un après-séance raté qui ne vous prodigue pas ce dont vous avez besoin et vous serez livré à vous-même. Ca ne fait rien. Cela arrive. Vous survivrez.

Parfois l’après-séance est mal fait parce que le/la Dominant/e ne sait pas le faire ou pense que ce n’est pas important. Si cela ne marche pas, il y a toujours des choses que vous pouvez faire. Portez vos habits. Arrangez-vous. Prenez un peu d’eau ou de jus de fruits. Mangez quelque chose. Prenez quelques minutes pour vous fermer les yeux, vous concentrer, enroulez vos bras autour de vous-même et enlacez-vous. Si c’est une réception, faites vous enlacer par quelqu’un que vous aimez ou en qui vous avez confiance "Pourriez-vous m’aider avec une accolade et un petit après-séance" ? Si vous êtes seul/e, appelez ou visitez un/e ami/e. Dites-le au téléphone, que vous vous sentez mal, et si vous croyez que cela vous fera du bien, appelez votre partenaire de jeu. Du repos peut fonctionner aussi. Faire de l’exercice est un anti-dépressif général et je le recommande à tou/tes. Faites-vous tous les câlins que vous êtes supposé vous faire quand vous vous sentez mal ou fragile ou fatigué : dormez, mangez quelque chose santé, parlez à un/e ami/e, pleurez et allez tôt au lit. Le matin, ça ira mieux.

 

Gueules de bois d’endorphines, états de choc

Quelques jours après une bonne et intense scène, un/e soumis/e peut plonger dans un état de remords ou de dépression. Si cela vous arrive, ne paniquez pas. C’est une réponse physiologique à la production d’endorphines dans le corps. Les bonnes séances inondent notre corps avec des neuro-transmetteurs comme la sérotonine, la dopamine et les endorphines. Ils restent actifs durant des jours produisant une certaine euphorie que certain/es soumis/es connaissent bien. Mais après deux ou trois jours, la métabolisation s’est faite et les effets euphoriques s’évanouissent. Pour certains, c’est une douloureuse et déprimante expérience. Que faites-vous ? Rappelez-vous que c’est une condition physique et que cela passera. Reprendre contact avec votre partenaire de jeu n’est pas une mauvaise idée, mais lisez la section sur l’après-séance personnel et pratiquez le.

 

Après-séance du lendemain

Avant le départ de votre partenaire prenez son numéro de téléphone ou son courriel pour pouvoir le contacter plus tard. Alors le lendemain de la séance, ou plus spécialement le lendemain du lendemain il serait bon de faire un suivi. Un coup de fil, un courriel, un lettre personnelle ou une visite est toujours une bonne idée pour exprimer l’amitié, la gratitude et montrer de l’intérêt. Cela rassurera le/la soumis/e et montrera que vous êtes responsable et mature. S’il s’avère qu’il y a des questionnements et des interrogations, vous aurez l’opportunité d’y répondre. S’il y a un état de choc vous aurez la possibilité d’en parler, de l’expliquer et de faire savoir qu’il ne faut pas s’en inquiéter.

Une bonne stratégie pour les Dominant/es est de faire écrire le/la soumis/e sur ce sujet. Cela leur permet de se connecter à vous et de se connecter à la séance par la contemplation. Leur ordonner d’aller s’occuper d’eux-même est une autre idée. Revoir la section sur l’après-séance personnel.

C’est le bon moment pour demander des informations sur la façon dont la séance s’est déroulée, ce qui a fonctionné, ce qui n’a pas fonctionné, où étaient les surprises. Si votre partenaire a des problèmes ou des inquiétudes, restez poli et attentif et si vous sentez que vous avez mal agi, dites-le. Ce n’est pas facile d’entendre un mauvais bilan mais restez encourageant et parlez-en si vous pouvez. Il vaut mieux que votre partenaire se plaigne à vous plutôt qu’au monde entier.

 

Après-séance pour les Dominant/es

Même si l’après-séance est généralement conçu comme quelque chose que les Dominant/es font aux soumis/es, les Dominant/es sont des humains aussi et ont souvent besoin d’affection, de gratitude et d’enrichissement. Parfois, quand la chaleur de la séance s’est apaisée, un/e Dominant/e peut se retrouver épuisé/e, vulnérable, se sentant coupable d’avoir fait de mauvaises choses pour quelqu’un qu’ils aiment. C’est le phénomène que certain appellent top-drop. Donc, les soumis: rappelez-vous d’exprimer votre gratitude et votre respect au/à la Dominant/e qui a passé la dernière heure au moins à vous maltraiter. Flatter est bon : «Vous êtes si Dominant/e.. Vous m’avez vraiment excitée.. Je ne savais pas que vous étiez si bon avec le fouet.. J’aimerais refaire ça un jour..» Pas besoin de mentir, mais si vous pouvez trouver quelque chose de gentil à dire, faites-le.

Mon amie, Maîtresse Elizabeth suggère qu’une fois que les menottes sont enlevées et que l’après-séance mutuel et enrichissant a commencé, le/la soumis/e (et surtout son soumis Jim) lève les yeux et demande à leur Dominant/e «Que puis-je faire pour vous servir ?». S’enlacer, se blottir peut être bon si la chimie entre les partenaires est bonne. Si c’est dans votre style, vous agenouiller devant votre Dominant/e et vous offrir è lui/elle pour une accolade peut être très touchant, comme peut l’être la vénération des pieds, lui embrasser les mains, etc. Un massage de pieds peut être très apprécié par la Dominante qui vient de vous abuser en talons hauts ou par n’importe qui en bottes de cuir. Un massage pour un/e Dominant/e qui travaille dur est le bienvenu aussi.

Votre Dominant/e pourrait désirer plus que toute autre chose de s’occuper de vous, alors si vous n’avez pas de problème à ce niveau, laissez-vous dorloter. Si vous ne désirez pas beaucoup de touchers et d’accolades, dites-le aussi gentiment que possible. Et si vous êtes un/e soumis/e "en prêt" d’un/e autre Dominant/e qui vous procurera l’après-séance, n’oubliez pas de signaler votre gratitude à votre partenaire de jeu. Un merci, une bise sur la joue et une accolade sont toujours de bon escient.

 

Pour les Dominant/es lisant ceci

S’il vous plaît, familiarisez-vous avec l’après-séance personnel, juste pour être du bon côté. Dépendamment de votre image de soi, de votre style, vous pourriez ne pas vouloir recevoir l’après-séance de votre partenaire soumis/e. Ou vous pourriez être avec un/e soumis/e qui ne désire pas vous voir comme ayant besoin de soins et d’affection. Si c’est le cas, vous pourriez préférer recevoir votre après-séance en forme de tapes sur le dos de vos camarades Dominant/es. C’est pour cela que c’est toujours recommandé de complimenter les joueurs après une séance. Ils pourraient être en manque d’après-séance.

 

Après-séance pour l’audience

Non pas que je recommande de jouer devant la foule, mais votre audience apprécie généralement une petite assurance que tout va bien, spécialement dans une séance intense, lourde ou qui avait l’allure du non-consentement. S’il y avait des cris, des pleurs, des jeux de résistance, du sang ou une punition, certains dans l’audience, surtout les nouveaux-venus, pourraient s’inquiéter que la séance n’ait pas été consentie. Voilà une idée : laissez-vous être vu/e satisfait par la séance (surtout si vous l’êtes). Je recommanderai de faire savoir aux gérants du donjon au préalable que vous planifiez une séance agressive. Une foule peut être hantée si la séance apparaît comme ayant endommagé le bien être de l’un ou l’autre partenaire. Pour vous donner un exemple, à Delta 96, après une des séances les plus lourdes auxquelles j’ai jamais assisté - une séance de crucifixion qui a plus ou moins stoppé toutes les autres activités dans le donjon - le/la soumis/e s’est fait un point d’honneur de visiter l’endroit dans le donjon où tout le monde s’était réfugié pour reprendre son souffle. Il a juste apparu, s’est servi une boisson, permettant à tous de le voir, de l’approcher, de lui parler, le saluer et affirmer qu’il était encore en vie et bien portant. C’était une bonne touche intime à la fin d’une séance réellement effrayante qui a tourné plus d’une tête.

 

Recommandations

* Apprendre ce que vous aimez et ce dont vous avez besoin en termes d’après-séance. Prêter autant d’attention aux besoins de vos partenaires.

* Inclure la discussion sur l’après-séance dans vos négociations pré-séance : ce dont vous avez besoin, ce que vous aimez, quelle intensité, de la part de qui. Soyez prêt/e à entendre des choses inhabituelles, chacun est différent.

* Préparer les affaires dont vous auriez besoin pour les avoir à portée de main : jus, eau, couvertures, serviettes, trousse de premiers soins, etc...

* Préparer un sac pour l’après-séance contenant une couverture, eau, jouet en peluche, un jus de fruit, des contes à lire, un casse-croûte.

* Organiser votre temps pour en garder pour l’après-séance. Si vous avez une marge de jeu d’une heure, prévoyez la fin de la séance dans les 45 minutes pour vous garder une quinzaine de minutes d’après-séance. Ceci serait le minimum requis.

* Se préparer à transférer les rôles de Dominant/e / soumis/e à des rôles plus égalitaires dans l’amitié et le respect.

* Sans interrompre l’ambiance de la séance, libérer le/la soumis/e de ses attaches, administrer lavage, premiers soins, un répit douche, une boisson, un repas.

* Répondre à tout besoin physique ou émotionnel que le/la soumis/e peut avoir (parler de la séance, pleurer, etc.)

* Accorder autant d’attention aux aspects de l’après-séance qu’à la séance en tant que telle.

* Toucher, enlacer, parler, prendre un bain ensemble, une douche, une sieste. Exprimer de la satisfaction ou du moins de la gratitude après une séance.

* Offrir de l’eau à boire ou du jus de fruit pour un moment de pause de la séance.

* Gérer soigneusement une séance brisée, essayer de prendre soin de toutes les fêlures qui ont besoin d’être racommodées.

* Les soumis/es doivent se rappeler de faire leur part d’après-séance pour le/la Dominant/e.

* Le suivi du lendemain ou de la semaine d’après (pour anticiper ou s’occuper des après-coup d’endorphines): un coup de fil, un courriel, une note personnelle ou une visite sont toujours une bonne idée pour exprimer l’amitié, la gratitude et l’intérêt. Cela réassurera le/la soumis/e et vous fera apparaître plus responsable et mature.

* Comme activité d’après-séance, demandez à votre partenaire d’écrire au sujet de la séance, comme base pour une discussion ultérieure ou une activité à part entière.

* Faites de la vérité affirmative votre objectif. Ne mentez pas, mais exprimez une gratitude authentique pour ce que vous avez partagé.

* Essayez de percer comment se sent votre partenaire.

* Et enfin : soyez toujours prêt à changer d’approche si vous avez l’impression que votre après-séance ne fonctionne pas.

 

Évidemment, ce panorama d’ensemble ne vous a pas appris "comment le faire". Cela vous reste à découvrir par vous-même.

Mais, j’espère avoir éclairé certains côtés importants de l’après-séance, pourquoi c’est important, et quel est le prix de mal le faire. Enfin, j’espère aussi que vous l’exploriez et que vous épanouissiez dans ses joies langoureuses. Recevoir et offrir l’après-séance est une des parties les plus agréables de l’art du SM. 

Par maitre-frederic.erog.fr - Publié dans : Maitre
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Mercredi 5 janvier 3 05 /01 /Jan 14:36

"On ne nait pas femme, on le devient"

 

La justification morale de la soumission de la femme envers son mari ne doit pas être recherchée du côté d'une quelconque, et bien hypothétique, supériorité masculine.

A l'inverse paradoxalement, si l'on admet le postulat d'une certaine supériorité morale féminine, le principe de l'autorité maritale se justifie alors.

En effet, si la bienséance ne le réprouvait pas, la femme, par hypothèse moralement supérieure à son mari, pourrait être amenée à le dominer. Beaucoup d'hommes le vivraient mal. Et les femmes elles-même le souhaitent-elles ?

Plus fondamentalement, de nombreuses qualités sont généralement considérées comme typiquement féminines : délicatesse, attention aux autres, dévouement, grâce, pudeur, etc. Ces qualités, ces vertus, sont perçues comme trop rares, et pourtant nécessaires à l'épanouissement de l'humanité. Pourquoi sont-elles plus souvent féminines que masculines ?

 

Sauf à croire qu'il s'agit de données exclusivement biologiques, on peut raisonnablement supposer que la plus forte propension des femmes à développer ces qualités est également le résultat de siècles d'éducation différenciée.

Outre leur injustice fondamentale ces contraintes exercées sur les femmes étaient souvent excessives. Néanmoins, elles ont eu pour effet positif de conduire les femmes à porter un certain regard sur les êtres et la vie.

Aujourd'hui que l'égalité juridique est assurée entre les hommes et les femmes, sachons ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain.

 

Alors s'il vous plait d'être soumise, à un certain point, n'en ayez pas honte. Bien au contraire, soyez en fière. 

Par maitre-frederic.erog.fr - Publié dans : Soumise
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Dimanche 2 janvier 7 02 /01 /Jan 07:02

 


 

Ce ne sont pas tous les esclaves qui possèdent la totalité de ces traits. Cependant, ces traits reflètent ce qui est caractéristique d' un esclave véridique et couronné de succès. (Cette liste ne doit pas être considérée comme exhaustive)

 

Acceptation : L'Acceptation de votre valeur propre, de vos besoins, vos désirs et de tout ce que vous possédez en votre âme. C'est également l'acceptation de vos limites et de celles du Maître que vous servez. C'est aussi la capacité d'accepter un autre être humain pour la personne qu'elle est, y compris ses défauts et particulièrement de reconnaître et d'accepter vos propres défauts. L'acceptation, enfin, de ce qu'est une esclave à l'individu et l'absence de honte ou de peur face aux besoins intérieurs, mais plutôt un sentiment d'équilibre et de plénitude dans son propre schéma de pensée.

 

Communication : La capacité de parler et de discuter librement des choses, est une partie intégrante de n'importe quel rapport humain. C'est essentiel dans le rapport entre une esclave et son Maître. Une esclave doit aussi avoir l'habileté de communiquer ses besoins, volontés, désirs, craintes, pensées, limites, etc... L'acte de communiquer met autant en jeu l'honnêteté et la franchise de l'esclave que celle du Maître. Une fois la communication mise en place, le pont ainsi établi doit demeurer solide et présent - gage de l'honnêteté mise de l'avant par le Maître et son esclave. Ne pas communiquer, c'est vous mettre en danger, vous et votre Maître, aussi bien physiquement qu'émotionnellementCompassion : la capacité de voir et, au moins, d'essayer de comprendre les aspects émotionnels du psychisme de votre Maître. Comprendre et être conscient de la multitude de situations qui peuvent, dans la réalité, affecter un Maître physiquement, émotionnellement de même que mentalement. Être capable d'appliquer cette compréhension à beaucoup de situations qui surgissent dans la vie quotidienne et qui peuvent vous empêcher de servir votre Maître au meilleurs de vos capacités, et, de la même façon, à ces situations qui peuvent empêcher votre Maître de vous dominer au meilleurs de ses capacités à lui. Utiliser la compassion avec sagacité pour vous permettre d'aider votre Maître, de le soutenir pendant les périodes de stress, est un indice d'une formation d'Esclave complétée. On doit se rendre compte qu'un Maître et une esclave sont aussi des personnes.

 

Courtoisie : la Courtoisie est la capacité de faire montre de manières appropriées - les petits ''s'il-vous-plait' et ''merci''. S'adresser à quelqu'un avec un ton de voix respectueux. Vous devriez toujours faire preuve de courtoisie aux autres autour de vous. Personne ne fait exception à cette règle, Maître ou esclave.

 

Grâce : L'élégance dans la façon avec laquelle un esclave se présente est un trait de personnalité important et fort désirable. La façon dont l'esclave se comporte, démontre sa soumission, peu en importe les aspects purement visuels, doit toujours couler avec le style et la grâce. La détermination de l'esclave à accomplir au meilleurs de lui-même son rôle de servante, doit apparaître comme une fierté et être exempt d'hésitation. L'esclave doit être à l'aise avec son rang et chercher en lui-même les occasions de renforcer ses aptitudes.

 

Soumission : c'est le trait le plus important chez l'esclave. C'est la capacité naturelle inhérente d'accepter d'être dirigé en tant que partie importante d'une équipe. Accepter le contrôle d' une façon respectueuse, intelligente et humble. La force de caractère qui vous permet de donner au Maître le plein contrôle nécessaire à un rapport de pouvoir. La capacité de vous livrer complètement à votre Maître pour l'intérêt de votre accomplissement dans ce rapport de pouvoir.

 

Honnêteté : l'Honnêteté est la capacité de parler, et d'être ouvert et véridique dans ce que vous dites. Une esclave ne cache pas ses émotions, craintes, limites, fantaisies, idées, pensées, etc..... Une esclave ne dit pas à son Maître ce qu'il pense que le Maître veut entendre. L'honnêteté est la base de confiance, sans cela il n'y a aucune confiance. Et, sans confiance, il n'y a aucun vrai rapport. Un esclave couronné de succès est honnête, celui-là ne ment pas et n'essaie pas de tromper. il est véridique lorsqu'il parle. Le plus important, une esclave doit être honnête quant à son niveau d'expérience - mentir à ce sujet serait mettre sa propre vie en danger.

 

Humilité : l'Humilité est la capacité de vous voir comme faillible. Vous voir comme une personne, non juste une esclave. Voir que parfois en réalité vos besoins doivent être mis de côté pour le meilleur de la relation. Une esclave couronné de succès sait qu'il fera des erreurs, qu'elle n'est pas parfait. Une esclave couronnée de succès est toujours ouvert à l'étude de nouvelles choses, l'obtention de nouvelles expériences , démontrant ses besoins et désirs à son Maître.

 

Intelligence : l'Intelligence est la capacité d'apprendre la voie appropriée du jeu avec "les jouets" inhérents "au style de vie". L'empressement et capacité de faire des recherches et d'apprendre sur le BDSM. La capacité de prendre le temps pour apprendre à connaître son partenaire à l'extérieur des rôles de domination et de soumission, pour le connaître comme la personne qu'il est, avec ce qu'il aime ou n'aime pas. La capacité d'enseigner à votre Maître ce qui vous plait et ce qui, du même coup vous aidera à accroître votre relation.

 

Fidélité : c'est un trait très important chez une esclave couronnée de succès. C'est la capacité de soutenir votre honneur personnel et rester vrai pour n'importe quel accord (s) entre vous et votre Maître. L'inconstance est un trait fort peu attrayant chez une esclave et est dangereux au lien émotionnel entre le Maître et l'esclave.

 

Fierté : la Fierté est la capacité de connaître vos capacités et de se rendre compte que vous êtes non seulement une bonne personne, mais une bonne esclave. La fierté est la capacité de reconnaître vos propres forces. Cela ne signifie pas que vous devez être fermés à de nouvelles idées, cela ne signifie pas non plus que vous devez être inconscient de vos fautes, ou de vos faiblesses, ou maintenir un ego gonflé. La fierté de votre soumission est une belle chose. L'arrogance, ou la fausse fierté, peuvent être mortelles. La fausse fierté masque souvent des insécurités qui peuvent représenter une menace à votre vie.

 

Patience : une esclave couronnée de succès à de la patience. La capacité d'attendre le bon moment. Laisser au Maitre faire la démonstration de toutes les subtilités des façons de lui faire plaisir. Apprendre que le voyage est souvent plus important que la destination.

 

Respect : une esclave couronnée de succès montrera le respect à tout moment, jusqu'à ce que le Maître lui prouve qu'il est indigne d'un tel respect. Une esclave irrespectueuse ne gagne pas le respect de son Maître ou des esclaves autour de lui. En donnant le respect aux autres, vous le gagnez pour vous.

 

Respect de soi : une esclave couronnée de succès s'estime et respecte ses propres limites. Un sens solide de de sa propre valeur est une nécessité pour qui veut devenir une esclave réussie. La volonté de faire connaître vos besoins et désirs à votre Maître est la clé pour établir un bon rapport Maître / esclave.

 

Service : une esclave couronnée de succès sert son Maître en partageant et célébrant des buts communs. En tant qu'esclave vous avez le potentiel d'aider votre Maître à apprendre et à se réaliser dans sa dominance. En démontrant votre obéissance et en vous soumettant aux vœux de votre Maître, vous pouvez vous réaliser en tant qu'esclave à travers l'assistance à votre Maître dans son exploration de lui-même et de son propre pouvoir interne.

 

Directives

 

Soyez Patient : Tous les Maîtres et esclaves sont différents. Vous devez prendre le temps de vous explorer mutuellement. D'apprendre chacun vos points forts et vos points faibles.

 

Soyez Humble : Vous êtes peut-être le cadeau de Dieu au monde, mais personne ne doit l'entendre ou ne veut l'entendre. Vous aurez des occasions suffisantes de montrer comment bon vous êtes - et une abondance d'occasions, également, de vous rendre ridicule. Peu importe ce que vous revendiquez, votre moi réel se dévoilera dans une scène BDSM.

 

Soyez Ouvert : Vous pouvez toujours apprendre quelque chose de nouveau, peu importe combien de fois vous avez répété la même scène BDSM. Chaque occasion présente de nouvelles opportunités de voir les choses sous un angle différent. Prenez la résolution de vous ouvrir complètement et d'établir une connexion avec votre Maître au niveau le plus élevé. Vous devez essayer de fonctionner comme un seul esprit.

 

Communiquez : Vous avez la responsabilité de découvrir les informations de base, essentielles sur les gens avec qui vous jouez, telles que l'expérience, les limites, les goûts et les appréhensions, la santé de votre partenaire,.. etc. L'engagement dans le BDSM sans cette connaissance équivaut à jouer à la roulette russe. Discutez de votre espace principal et de votre vision du BDSM avec votre Maître, pour que n'importe quelles incertitudes puissent être traitées avant le démarrage du jeu. Expliquez clairement les rôles, les règles, les limites et les conditions. Ne prenez pas pour acquis que votre Maître connaît d'instinctivement toutes les règles du jeu.

 

Soyez Honnête : si vous manquez d'expérience dans un aspect du BDSM pour lequel votre Maître manifeste de l'intérêt, soyez honnête avec cela. Votre Maître a le droit de le savoir! Expliquez à votre Maître vos peurs et hésitations concernant certains jeux avant de vous y engager. Il n'y a aucune honte à admettre un manque de connaissance ou d'expériences. La sécurité devrait toujours être le premier soucis, de loin plus prioritaire que le caractère fortement érotique d'un jeu particulier.

 

Soyez Réaliste : Ne vous attendez jamais qu'une scène particulière rencontrera toutes vos attentes et vos fantasmes. Chaque expérience doit être appréciée pour ce qu'elle est. Vous devriez faire le bilan de chaque expérience BDSM et en retirer les leçons appropriées à votre croissance en tant qu'esclave. C'est important de pouvoir différencier ce qui s'est passé durant le jeu de ce qui est réel. Les rôles que vous ou votre Maître ou n'importe quel autre acteur aurez joués dans un jeu BDSM, n'existent précisément que dans le contexte précis de ce jeu BDSM.

 

Soyez Sain : BDSM, comme n'importe quelle activité vigoureuse, exige que ses participants - aussi bien actif/dominant que passif/soumis - soient en bonne santé physique et émotionnelle. La quantité de sommeil, vos habitudes alimentaires, votre consommation d'alcool et de drogue et le stress du quotidien affectent votre réponse et endurance pendant le jeu. N'essayez pas de faire du BDSM quand votre énergie physique ou émotionnelle est précaire. En tant qu'esclave, vous avez la responsabilité spéciale d'être dans en contrôle de vous-même et d'informer votre Maître de tout problème que vous puissiez rencontrer. Une attitude comme "les drogues et l'alcool ne m'affectent pas tant que ça ... je peux le faire de toute façon" viole la confiance que votre Maître a placé en vous et peut représenter un danger pour vous deux. Si vous ne voulez pas accepter les responsabilités, vous ne devez pas jouer le jeu !

 

 

Par maitre-frederic.erog.fr - Publié dans : Tous
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