Maitre

Jeudi 16 décembre 4 16 /12 /Déc 15:17



La soumission… Un état qui renvoie à bien des fantasmes et des clichés.

Mais entre la personne qui veut se soumettre une fois de temps à autre et selon ses termes, et celle qui veut abdiquer tout pouvoir en tout temps, il existe bien des espaces intermédiaires. Un survol.

Dans le monde BDSM, une multitude de termes servent à désigner la personne qui se soumet : soumise, esclave, servante, soubrette, bonniche, pouliche, poupée, jouet, catin, chienne, etc...

Plusieurs francophones utilisent même leurs équivalents en anglais : sub (pour submissive), slave (pour esclave), bottom (littéralement : dessous, par rapport à Top, dessus, dominant ; termes issus du monde gai), student (pour pupille, élève, apprenti-e), doll, toy, pet, boy, girl, ponygirl, ponyboy, maid, french maid, sissy maid.

Bref, vous avez le choix des armes.

 

Par contre, si ces mots sont parfois utilisés sans égard de distinction, plusieurs renvoient à un état bien spécifique de soumission. D’où les fréquents malentendus entre personnes désirant se soumettre et les personnes souhaitant dominer.

Si une personne vous déclare vouloir devenir votre esclave dévouée, comme personne dominante, vous avez intérêt à savoir si elle entend par là la scène du samedi soir autour d’un souper aux chandelles avec pour dessert les menottes Fisher-Price … Ou si elle aspire à une relation BDSM 24/7 à long terme.

D’où l’importance d’une franche et saine discussion de fond entre les partenaires impliqués avant d’entrer en interaction.

Car on entre pas dans les grandes discussions une fois ligotée. Il est un peu tard pour y penser. Même si rien n’empêche à tout moment de remettre les pendules à l’heure à l’aide du droit de véto inhérent aux relations BDSM pleinement saines et consenties.

 

De l’utilité des degrés de soumission

Dans les années 1980, Diane Vera, publiait dans The Lesbian S/M Safety Manual, un texte intitulé Nine levels of submission, devenu depuis ce temps une sorte de document de référence.

Ces degrés de soumission s’avèrent très utiles dans le processus de négociation des termes de l’interaction BDSM entre les participants.

Loin du cadre rigide, ils servent à clarifier les intentions et offrent des balises à la personne soumise afin de l’aider à se situer, à définir ce qui l’anime, à mieux comprendre ses attentes, comment elle conçoit ses interactions.

Car se soumettre… Au delà des clichés et des formules toutes faites… que veut-elle dire par là ? que sait-elle de ses désirs ? connaît-elle ses limites ? à quoi elle s’attend ? Sachant cela, serais-je en mesure de la diriger, de veiller à sa sécurité tout en la dominant ?

Pour la personne dominante, ces degrés permettent de savoir quels types de soumission elle est en droit de s’attendre de la part de cette personne devant elle qui déclare vouloir se soumettre, si elle est en mesure de répondre aux besoins exprimés, etc...

 

Ceci dit, ces degrés de soumission ne sont pas une échelle où l’on débute par un premier stade léger pour progressivement déboucher vers des stades plus avancés ou extrêmes.

 

Ce n’est pas une classification rigide non plus, ni un jugement de valeurs, ni un palmarès de ce qu’est une « bonne » ou une « vraie » soumise. Ce sont tout simplement des balises pour nous aiguiller dans notre cheminement. Si vous demandez à dix personnes soumises de définir leur soumission, vous risquez fort d’obtenir dix réponses très différentes et nuancées pouvant emprunter à plus d’un degré, selon l’interlocuteur, les circonstances, le feeling. À chacun de tracer ses besoins et limites.

Même dans les cercles BDSM, tous ne s’entendent pas. Être soumise ne veut pas dire que vous devez accepter nécessairement, absolument les jeux de douleur, pour prendre un exemple. Trop fréquemment, on entend dire qu’ « elle, c’est pas une vraie soumise car elle refuse certaines choses ». Même constat pour les gens polyvalents (switch) : « ah c’est pas une vraie soumise, elle, parce que durant la soirée, elle et son partenaire changent de rôles. »

 

Si on tente de vous faire croire ces choses, n’en croyez rien. On peut très bien affectionner les jeux de douleur sans vouloir « se soumettre » forcément. Tout comme on peut être fortement attirée par les jeux de soumission sans être masochiste.

 

Place aux neuf degrés de soumission selon Diane Vera.

 

1. La personne carrément masochiste mais non soumise ou le libertinage sensualiste

Pas de servitude, de scènes d’humiliation ou d’échange de pouvoir, mais simplement certaines formes de douleur et/ou une sexualité épicée, genre petites rudesses animales…

Plus un trip des sens à ses conditions et pour son plaisir direct que le fait d’être utilisé pour assouvir le sadisme du partenaire. Pas du genre à allumer sur les jeux de douleur/plaisir en tant que tel ou à être attirée par le sado-masochisme ou des sports plus extrêmes.

 

2. Pseudo partenaire de jeu(x)

Apprécie la panoplie des jeux de rôles légers (scènes de la petite école, jouer au docteur, jouer aux cowboys/Indiens, l’infantilisme, le travestisme forcé) mais aucune forme de servitude au menu, même une fois dans le rôle.

Dirige largement la scène. Cette personne compte généralement plusieurs partenaires de jeux sur une base non permanente ou sans engagement véritable.

 

3. Pseudo-soumise

Aime jouer à la personne soumise «pour voir» c’est quoi l’état de servitude. Peut à l’occasion aimer se sentir utilisée pour assouvir les pulsions sadistes du-de la partenaire, et même aller jusqu’à le-la servir dans certains cas, mais à ses propres conditions.

Dirige largement la scène, parfois fétichiste (adoration des pieds, par ex.). N’a pas nécessairement d’engagement émotionnel envers la personne dominante. Ne désire pas être dressée pour la soumission. Ne cède pas beaucoup de contrôle ou sinon pour de brefs moments. Désire une variété de partenaires de jeux. Peut être avec une personne dominante quelque temps, sans être prête à céder réellement le contrôle.

 

4. Personne soumise dans les jeux de rôles définitivement non esclave

Offre une partie de sa volonté seulement sur des bases temporaires et à l’intérieur de limites spécifiques, et retire sa satisfaction de la soumission autrement que dans l’acte de servir ou d’être utilisée.

Le suspense l’allume, tout comme le fait de se sentir vulnérable et de céder ses responsabilités. Ne dirige pas la scène sauf à quelques exceptions, mais recherche surtout son propre plaisir, plutôt que celui de la personne dominante. Joue à fond durant la scène, mais en sort une fois que tout est terminé.

 

5. Personne soumise-jouet

Lâche rarement prise hormis peut-être sur des bases temporaires, durant de brèves scènes et à l’intérieur de limites bien spécifiques. Retire sa satisfaction dans le fait de servir/d’être utilisée par la personne dominante pour des motifs de plaisir, généralement érotiques. Cherche son propre plaisir avant tout.

 

6. Soumis-e

Donne réellement le pouvoir à la personne dominante (généralement à l’intérieur de certaines limites); veut servir, obéir, plaire et être utilisée par la personne dominante; souhaite offrir ses services à des fins érotiques ou non; peut même se glisser dans un rôle d’esclave à temps plein durant quelques jours.

A généralement une relation à long terme avec son-sa Maître-sse, relation faisant l’objet d’un contrat et d’un engagement profond. Est beaucoup plus dévouée aux besoins, demandes et désirs de la personne dominante, qu’aux siens propres. Son plaisir provient généralement du besoin viscéral de servir, complaire et obéir à son-sa Maître-sse. Retire une fierté de ce besoin de servir et est généralement bien entrainée. Certaines de ces personnes peuvent vivre avec leur Maître-sse sur une base partielle ou à temps plein, bien que ce ne soit pas toujours le cas.

La majorité des personnes soumises portent le collier de leur Maître-sse.

 

7. Soumise consensuelle mais réelle esclave, à temps partiel

Dans une relation suivie et se considère la propriété de son-sa Maître-sse en tout temps. Veut lui obéir et lui plaire sur tous les plans dans la vie, érotiques et non érotiques. Peut dédier une partie de son temps à d’autres engagements mais Maître-sse a le dernier mot sur ses temps libres. En général, une entente spécifique et écrite lie les parties.

 

8. Esclave à temps plein sur une base consensuelle

Hormis sur quelques menus aspects et limites, cette personne considère n’exister que pour le bien-être et le plaisir de son-sa Maître-sse. En retour, elle s’attend à être vue comme un cadeau de grand prix (propriété).

Un grand nombre d’esclaves cumulent les tâches professionnelles et ménagères, et leur salaire est volontiers remis au-à la Maître-sse afin qu’il-elle en prenne soin. Vu par le prisme du BDSM, un tel arrangement tient compte du consentement de la personne esclave et reconnaît explicitement les dangers d’un tel statut, par l’échange de pouvoir en cause, ce qui se traduit bien souvent par des pré-arrangements plus clairs et définis que bien des contrats de mariage traditionnels…

Un contrat écrit étant avisé dans ce type de relation, dans plusieurs de ceux-ci, on peut lire en toutes lettres que si la personne esclave demande à être libérée et que sa demande lui est refusée, alors elle doit honorer son engagement et rester auprès de son-sa Maître-sse.

 

9. Esclave entière et sans limites sur une base consensuelle

Un fantasme répandu bien que rarement appliqué dans la vie quotidienne (sauf dans le cas de certains cultes religieux et d’autres situations ou le consentement est induit par lavage de cerveau ou par des pressions sociales ou économiques).

 

Certains puristes insisteront sur le fait que vous n’êtes pas une personne réellement esclave tant que vous n’acceptez pas de faire absolument tout ce que la personne dominante vous demandera. Plusieurs se réclameront de l’esclavagisme total sans limites…. bien que nous ayons tous et toutes nos limites, quelles qu’elles soient.

 

Croire le contraire est illusoire. 

Par maitre-frederic.erog.fr - Publié dans : Maitre
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Vendredi 10 décembre 5 10 /12 /Déc 09:08

 y a des gens qui s'amusent à dresser la liste des différences homme-femme. Ils disent que la femme sourit davantage parce qu’elle est génétiquement soumise. Ils disent aussi qu’elle tient la main par en-dessous : «Je suis une faible chose, protège-moi !»…

 

 

001

Femme

 

Pourquoi les hommes sont-ils les principaux responsables des guerres ? Pourquoi, dans la majorité des civilisations, les mâles imposent-ils leur domination sur ce sexe dit «faible» ? Pour Allan et Barbara Pease —auteurs de best-seller consacrés à la différence des sexes—, c’est presque une évidence : la femme est «naturellement» poussée à se soumettre. Ils en veulent pour preuve que la femme, presque systématiquement, accentue ce qui —dans son corps— évoque l’idée de fragilité. Démonstration en trois points :

 

1/ La femme sourit.

D’après les chercheurs Marvin Hecht et Marianne LaFrace (Université de Boston), les personnes soumises et dociles sourient plus que d’habitude en présence d’individus hautains et cassants. Ils ont également prouvé que les femmes sourient plus que les hommes en situation professionnelle, ce qui peut les faire paraître faibles et soumises. Un vrai comportement d’esclave ! «Certains prétendent que cette différence de sourire entre les deux sexes provient de ce que les femmes ont toujours été maintenues dans les rôles subalternes par les hommes, résument Allan et Barbara Pease. Or d’autres recherches montrent que, dès l’âge de 8 semaines, les filles sont beaucoup plus souriantes que les garçons, ce qui laisse penser qu’il s’agirait d’un signal corporel inné et non acquis.» En résumé : la femme sourit plus que l’homme, parce que c’est probablement inscrit dans ses gènes…

 

2/ La femme ouvre les yeux

Pour accentuer leurs traits enfantins, les femmes haussent les sourcils quand elles voient un homme, ce qui agrandit leurs yeux. Ce réflexe quasi-instinctif accentue leur expression de soumission. Certaines s’épilent les sourcils : elles redessinent un arc situé beaucoup plus haut sur le front et arborent en permanence le visage qui fait craquer les mâles : le visage enfantin. Plus les femmes ont un visage enfantin, plus les hommes sont attirés par elles. On appelle ça la «néoténie» : une femme aux joues rondes, aux yeux immenses, au petit menton ressemble à un bébé. Cette vision déclenche chez les mâles une forte sécrétion d’hormones cérébrales qui stimule en eux le désir de la protéger (dixit nos spécialistes). Ça tombe bien : la structure osseuse des filles change beaucoup moins que celle des garçons à la puberté. A cause de la testostérone, les garçons qui deviennent adultes ont une mâchoire forte, un nez prononcé et un front marqué, qui traduisent l’habileté à défendre un territoire et à affronter d’autres prédateurs. Les femmes, elles, gardent les joues pleines, avec un apport de graisse sous-cutanée, notamment au niveau des lèvres, qui leur permet de rester «pouponnes».

 

3/ La femme tient la main par en-dessous

Quand un couple marche main dans la main, le partenaire dominant - l’homme, le plus souvent - tourne la paume de sa main vers le bas, tandis que sa compagne tourne sa paume vers le haut. C’est typique. La paume ouverte vers le ciel («en supination», comme celle du mendiant par exemple), symbolise la soumission. La paume tournée vers la terre («en pronation», comme le salut nazi par exemple), symbolise l’autorité. A travers ce geste si simple - celui de serrer une main - les femmes, inconsciemment, indiquent souvent qu’elles se soumettent au mâle. «Un test mené avec 350 cadres supérieurs a montré que 89 % des hommes recouraient à la position dominante, contre 31 % des femmes, note Allan Pease. Ces dernières sont en effet moins intéressées que les hommes par le pouvoir et l’autorité.» Reste à savoir si c’est inné ou acquis, naturel ou culturel…

 

Personnellement, je me méfie beaucoup de tous ces livres qui posent en vérité l’idée que «les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus»… Ils partent du principe que l’homme et la femme sont «égaux, mais différents» et qu’il faut, pour comprendre son partenaire un manuel de traduction verbale et gestuelle… Est-il plus facile pour deux lesbiennes ou deux gays de communiquer entre eux ? Pas si sûr. La différence des sexes existe-t-elle réellement (comparée à la différence sociale ou culturelle) ? Je ne peux pas m'empêcher de penser que, sous couvert d'études scientifiques, les «spécialistes» du comportement ne font qu'entériner une vision de la femme «idéale» : compréhensive, douce, maternelle, en quête d'un compagnon unique… Alors qu'il existe - dans le milieu SM, par exemple - autant de femmes soumises que de femmes dominatrices. Et je ne parle pas des «professionnelles».

 

Par maitre-frederic.erog.fr - Publié dans : Maitre
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Mardi 7 décembre 2 07 /12 /Déc 10:05

 

- La Domination froide. La Domination froide est celle généralement évoquée dans les récits bdsm. La figure du Maître est alors présentée comme n'ayant pas une libido aussi riche que celle de la soumise. En fait, sa discipline, son contrôle et sa rigueur permettent alors de "mater" le trop plein d'énergie sexuelle de la demoiselle et de la canaliser vers le service. La domination froide est souvent très protocolaire et maniaque, axée tant sur les tâches à accomplir que la façon adéquate de le faire (frisant parfois l'obsession-compulsion). Elle est aussi mathématique. J'ai en tête l'esprit de la soumise qui reçoit 50 coups de cane à chaque fois qu'elle dit ou fait ce qu'il ne faut pas en les comptant à voix haute et en recommençant du début s'il y a une erreur, non pas dans une modalité de jeu, mais comme style de vie. La Domination froide étant souvent très psychologique, elle me semble aussi associée au 24/7.

 

- La Domination chaude. C'est pour en avoir fait l'expérience moi-même que je sais que ce style de domination existe, pas grâce aux récits ou aux films bdsm, ça c'est certain. La Domination chaude me semble enracinée dans la libido et le désir sexuel, qui nourrit des pulsions sadiques et un désir de contrôle. Lorsque la domination chaude s'exprime, c'est comme un déferlement des instincts, c'est brut, bestial, voir chaotique et c'est on ne peut plus clairement ancré dans les envies du Maître qui plutôt que d'être niées, servent de point de départ pour les jeux du couple. À la soumise de trouver comment aguicher de la bonne façon, réveiller les instincts, si elle veut se mériter les attentions qu'elle désire...

 

- La Domination technique. Cette catégorie conceptuelle en est une de mon invention. J'ai remarqué que plusieurs personnes se retrouvent dans le bdsm parce qu'elles ont un kink très pointu, ou alors, un fétiche particulier qu'il est difficile d'assouvir dans le monde vanille (bondage, cuir, fisting...) Dans ce cas, la domination sera axée vers la performance du kink ou du fétiche dans lequel le Dominant est passé Maître, mais l'intérêt principal n'est pas l'échange de pouvoir D/s, à moins que cela serve le fétiche. Ce genre de domination est davantage associé à des séances pendant lequel le Maître peut être top ou même bottom et à la fin desquelles la relation devient généralement égalitaire.

 

-La Domination infantilisante. J'ai décidé de faire une catégorie à part pour ce style de domination, car il est très populaire dans les vidéos à caractère bdsm sur le Web, spécialement chez les anglophones... allez savoir. Dans cette catégorie, le Dominant fait preuve d'un sadisme variable, de léger à sévère, tout en accompagnant verbalement sa soumise comme si elle était une enfant... "Et qu'est-ce qu'on met sur le clitoris ? Oui, oui, une pince ! Oh, je sais, ça fait mal, mais tu vas voir, ma jolie... dans quelques minutes, tu vas aimer ça. Mais, oui, je sais... ça fait mal... Peux-tu endurer ça un petit peu plus longtemps pour moi, me montrer que tu es une bonne fille ?" Évidemment, ce style ne se prête pas aux assauts associés avec la Domination chaude et semble davantage articulé autour de séances où la soumise est la poupée de son Dominant qui maintient un ton bon enfant.

 

- La Domination jeu. Il y a des sous-catégories dans la domination jeu... Il y a d'abord ceux qui jouent à être dominants dans le but de faire monter l'excitation du couple, ceux qui jouent sur le thème de la domination en tablant sur la mise en scène lourde et ceux qui "jouent" un style de domination plutôt que d'embrasser un style de domination en profondeur, soit par manque d'expérience, soit par désir d'explorer quelque chose de nouveau. De l'extérieur, ce style de domination peut avoir l'air un peu caricatural, car il semble peu connecté avec un érotisme fondamental moteur d'action. À chaque fois que je vois des enregistrements avec des Maîtresses professionnelles, c'est un peu l'impression que ça me laisse, mais je suis conscience qu'une partie de ma perception vient du fait que le lien qui unit Dominant/e et soumis/e est souvent invisible, on n'en voit que la manifestation extérieure influencée par les lieux communs bdsm. D'ailleurs, j'ai l'impression que la plupart des vanilles qui sont témoins d'actes bdsm le perçoivent comme un jeu. Par ailleurs, la domination jeu a sa place et n'est pas mauvaise ; elle peut être activement désirée par les participants.

 

- La Domination accidentelle ou naturelle. J'associe ce dernier style de domination aux hommes et aux femmes qui ne connaissent rien au bdsm et qui, depuis toujours ou sur l'impulsion du moment, se mettent à faire mal, utiliser ou humilier leur partenaire, parfois pour le bénéfice mutuel du couple, parfois pour se faire remettre à leur place, parfois encore, en dérapant vers l'abus. Lorsque je parle de domination naturelle dans un contexte d'abus, je ne veux surtout pas dire qu'il existe des gens chez qui l'identité justifie la tendance à abuser parce qu'elle fait partie de leur nature, au contraire... Je veux simplement que mon discours ici prenne en compte ceux dont la domination n'entre pas dans le modèle bdsm, donc pas dans la rhétorique du sécuritaire, sain et consenti.

 

 

Par maitre-frederic.erog.fr - Publié dans : Maitre
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Vendredi 26 novembre 5 26 /11 /Nov 15:21


 

«Qu'est-ce qu'un maître dans la monde de la domination, du bdsm ?» Le mot maître est polysémique : nous faut-il encore distinguer le maître dominateur du maître qui enseigne ou du maître-guide ?

Il convient de nouveau d'être plus subtil. Comme nous l'avons vu, les trois types de domination sont rarement distinct dans la réalité et ils se mêlent les uns aux autres pour mieux asseoir la domination d'un individu sur les autres.

Chaque Maître, dans le milieu 'dominateur' ou 'bdsm' va accentuer l'un des trois points :

- Le Maître dominateur, avec l'exigence d'une domination souveraine et de l'obéissance ;

- Le Maitre qui enseigne avec l'exigence de formation et du travail

- Le Maitre guide, celui qui enfin va ouvrir et montrer la voie

 

Ne soyons pas non plus trop réducteur : chaque Maître comporte en lui ses trois parts, tout en sachant qu'une sera bien sûr majeure dans son comportement.

Aussi le Maître se doit être très honnête envers celle (ou celui) qui pourrait de devenir sa soumise (soumis) ; c'est à lui de lui exprimer clairement quelle relation il propose à la personne susceptible de devenir sa soumise.

En parlant avec de nombreux Maîtres, j'ai été effaré par leur comportement ; en fait, il demandait à la personne, qui recherchait une relation de type 'soumission' ce qu'elle voulait réellement, et ces Maîtres ''s'adaptaient''..... Que cette personne recherche un Maître plutôt dominateur, plutôt enseignant, plutôt guide..... Voir même du virtuel (je reviendrais sur ce sujet), «pas de problème, je peux tout faire.....»

Combien de soumises dont été déçue par leur Maître ou qui n'ont pas trouvé en lui ce qu'elle recherchaient?

C'est pour cela que je donnerais, dans un autre post, quelques conseils pour des personnes qui recherchent un Maître.

Je ne parle pas de respect mais d'honnêteté. D'une honnêteté dans la démarche, et cela de la part aussi du Maître de de celle (ou celui) qui recherche la soumission.

 

«Qu'est-ce qu'un maître dans la monde de la domination, du bdsm ?» C'est celui qui connait ; celui qui sait quel est son trait principal et ses traits secondaires. Ce lui qui sait quelle relation il va offrir à toute personne qui va le contacter.

Et surtout celui qui sait énoncer, eu une simple phrase, la réponse à cette question : «Qu'est-ce qu'un maître dans la monde de la domination, du bdsm ?»

 

Mon but sera atteint si je vous ait amené à réfléchir sur ce sujet. Et n'hésitez pas à poster vos commentaires, qui peuvent toujours enrichir cet article.

 

Monsieur Frédéric

Par Monsieur Frédéric - Publié dans : Maitre
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