Les réflexions de Monsieur Frédéric

"On ne nait pas femme, on le devient"

 

La justification morale de la soumission de la femme envers son mari ne doit pas être recherchée du côté d'une quelconque, et bien hypothétique, supériorité masculine.

A l'inverse paradoxalement, si l'on admet le postulat d'une certaine supériorité morale féminine, le principe de l'autorité maritale se justifie alors.

En effet, si la bienséance ne le réprouvait pas, la femme, par hypothèse moralement supérieure à son mari, pourrait être amenée à le dominer. Beaucoup d'hommes le vivraient mal. Et les femmes elles-même le souhaitent-elles ?

Plus fondamentalement, de nombreuses qualités sont généralement considérées comme typiquement féminines : délicatesse, attention aux autres, dévouement, grâce, pudeur, etc. Ces qualités, ces vertus, sont perçues comme trop rares, et pourtant nécessaires à l'épanouissement de l'humanité. Pourquoi sont-elles plus souvent féminines que masculines ?

 

Sauf à croire qu'il s'agit de données exclusivement biologiques, on peut raisonnablement supposer que la plus forte propension des femmes à développer ces qualités est également le résultat de siècles d'éducation différenciée.

Outre leur injustice fondamentale ces contraintes exercées sur les femmes étaient souvent excessives. Néanmoins, elles ont eu pour effet positif de conduire les femmes à porter un certain regard sur les êtres et la vie.

Aujourd'hui que l'égalité juridique est assurée entre les hommes et les femmes, sachons ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain.

 

Alors s'il vous plait d'être soumise, à un certain point, n'en ayez pas honte. Bien au contraire, soyez en fière. 

Mer 5 jan 2011 Aucun commentaire